Tapta
— Esprit Ouvert

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  • À proximité de la Gare de Bruxelles-Nord

Esprit ouvert (1997) est le point de départ symbolique du parcours artistique Endless Express. Cette sculpture monumentale est l’une des dernières commandes pour l’espace public réalisée par l’artiste. Se présentant comme un portail ou un lieu de passage, l’œuvre témoigne de cet intérêt constant qu’a eu Tapta pour les interventions spatiales liées au déplacement des corps dans le monde. L’arche géométrique en acier semble s’ouvrir d’elle-même, offrant une vue sur l’environnement bâti ; elle repose sur un bassin d’eau elliptique qui capte les reflets de ses surfaces brillantes et les active de manière dynamique. Esprit ouvert illustre l’amour de l’artiste pour les formes et les idées contrastées, jamais statiques, qui suggèrent toujours la transition d’un état à un autre, entre ouverture et fermeture, distance et rapprochement.   

Tapta (Maria Irena Wierusz-Kowalski) est née en Pologne en 1926 et décédée à Bruxelles en 1997. Sa pratique est très variée, passant notamment des œuvres textiles dans les années ’70 aux sculptures en caoutchouc dans les années ’80. Elle enseigne pendant de nombreuses années à La Cambre, et y dirige l’atelier de sculpture souple. Elle influence fortement la génération d’artistes qui lui succède. 

Le parcours d’art Endless Express_ _vous emmène vers différentes destinations le long de la ligne de chemin de fer reliant Ostende à Eupen. Prenant la sculpture publique _Esprit ouvert _de Tapta comme point de départ symbolique, sept artistes ont été invitées à présenter de nouvelles œuvres aux alentours des gares et des voies ferrées. À travers la thématique du train, elles explorent les histoires inscrites au cœur de ces paysages et reliées à cette ligne. Avec de nouvelles
oeuvres de Che Go
Eun, Inas Halabi,
Flaka Haliti, Chloe
Malcotti, Sophie Nys,
Marina Pinsky
et Laure Prouvost.

La ligne Ostende-Eupen est la plus longue de Belgique, et traverse ses différentes régions linguistiques officielles en trois heures — de la station balnéaire royale à l’ouest à la vallée fluviale industrielle à l’est, avec la capitale Bruxelles au centre. Le train — introduit peu après la
fondation de la Belgique — évoque plus largement l’industrialisation, la promesse du progrès et la façon dont ces forces ont transformé ce pays.

Les artistes participant à cette exposition travaillent toutes en Belgique ou dans les pays voisins. Pour certaines, le train est une créature mythique qui réenchante le monde, d’autres en interrogent la pensée rectiligne et les rythmes de travail, d’autres encore détournent de manière ludique le temps standardisé et la société obnubilée par la vitesse que nous
connaissons aujourd’hui.

Curatrice : Caroline Dumalin