Flaka Haliti
— If I Want to Go Home Will Robots Send Me Somewhere Else?

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  • Gare d'Ostende - Quai 3

_If I Want to Go Home Will Robots Send Me Somewhere Else? (_Si je veux rentrer chez moi, les robots m’enverront-ils ailleurs ?) est la curieuse question posée sur ce grand panneau exposé dans la gare d’Ostende. Des découpes dans les plaques d’acier ondulé – faisant penser à des conteneurs – invitent le spectateur à voir le ciel changeant à travers les lettres. Haliti a puisé son titre dans la section « vrai ou faux » d’une plateforme en ligne intitulée « #rumours about Germany – les faits pour les migrants ». Sur ce site, on peut trouver des réponses à des questions censées avoir été posées par des demandeurs d’asile. Dans la version aliénée de Haliti, le mot « robots » remplace le mot « Allemagne » et le mot « je » remplace le mot « vous » – un jeu de mots qui traduit un sentiment partagé d’optimisme technologique et d’incertitude du moi dans un avenir dirigé par des machines, au-delà du contrôle des territoires et des frontières imposés par l’homme.

Flaka Haliti (née au Kosovo en 1982) réalise principalement des sculptures et des installations. Son travail explore la post-humanité numérique, dans un esprit qui allie l’analyse à l’humour, tout en ouvrant des espaces intermédiaires performatifs de « contre-poésie ». Flaka Haliti vit et travaille à Munich.

Le parcours d’art Endless Express_ _vous emmène vers différentes destinations le long de la ligne de chemin de fer reliant Ostende à Eupen. Prenant la sculpture publique _Esprit ouvert _de Tapta comme point de départ symbolique, sept artistes ont été invitées à présenter de nouvelles œuvres aux alentours des gares et des voies ferrées. À travers la thématique du train, elles explorent les histoires inscrites au cœur de ces paysages et reliées à cette ligne. Avec de nouvelles
oeuvres de Che Go
Eun, Inas Halabi,
Flaka Haliti, Chloe
Malcotti, Sophie Nys,
Marina Pinsky
et Laure Prouvost.

La ligne Ostende-Eupen est la plus longue de Belgique, et traverse ses différentes régions linguistiques officielles en trois heures — de la station balnéaire royale à l’ouest à la vallée fluviale industrielle à l’est, avec la capitale Bruxelles au centre. Le train — introduit peu après la
fondation de la Belgique — évoque plus largement l’industrialisation, la promesse du progrès et la façon dont ces forces ont transformé ce pays.

Les artistes participant à cette exposition travaillent toutes en Belgique ou dans les pays voisins. Pour certaines, le train est une créature mythique qui réenchante le monde, d’autres en interrogent la pensée rectiligne et les rythmes de travail, d’autres encore détournent de manière ludique le temps standardisé et la société obnubilée par la vitesse que nous
connaissons aujourd’hui.

Curatrice : Caroline Dumalin