Une initiative de AECID et l’ambassade d’Espagne
Gran Rosal est le projet avec lequel l’artiste David Bestué et les architectes Langarita Navarro ont voulu transposer un morceau d’Espagne sur la place qui porte son nom à Bruxelles. L’idée de créer une roseraie artificielle composée de centaines de pétales de roses récoltés dans le pays est née dans cet espace urbain, créé à la suite de la construction d’un parking souterrain et qui n’a pas pu être planté. L’installation vise à transposer l’imaginaire méditerranéen espagnol sur le sol belge. L’œuvre a un double objectif. D’une part, récupérer la place et l’animer au-delà des heures de jour en créant un élément lumineux à grande échelle. D’autre part, concevoir une structure scénique qui serve de point de rencontre et de scène pour des activités culturelles à petite échelle. Située en face de l’escalier existant, transformé en tribune naturelle, l’installation accueillera des spectacles, des lectures, des concerts et des réunions de quartier. De plus, Gran Rosal est un hommage à tous les émigrants qui ont quitté l’Espagne pendant la dictature franquiste et à tous les émigrants belges qui s’installent en Espagne en quête de chaleur et de lumière, un exercice artistique à double sens qui contribue à définir une partie de l’histoire de notre pays à travers l’émigration politique et le tourisme.
La roseraie, espace commun aux parcs espagnol et belge, prend la forme d’un grand volume en forme de L recouvert de feuilles ondulantes de résine et de pétales de roses lyophilisées de différentes nuances de rouge, créant un motif vibrant sur sa surface. La lyophilisation et l’encapsulation dans la couche de résine permettent aux pétales d’être préservés et de conserver leur couleur tout au long de l’installation. L’œuvre agit comme une “roseraie artificielle”, un jardin contemporain qui remplace le vert naturel par une texture chromatique et translucide, en recherchant un contraste entre le pétale, élément organique et fragile, et l’aspect préfabriqué des tôles ondulées et de la structure métallique qui les supporte.
La structure prend la forme d’un angle de 90 degrés, formé par deux bras de 11 mètres de long entre lesquels se trouve une scène. D’une hauteur de près de 10 mètres, l’installation s’élève au-dessus des barrières urbaines environnantes, invitant le public à pénétrer sur la place. L’œuvre se compose de 168 panneaux ondulants avec quatre nuances de pétales. Trente-six tubes LED réglables rétroéclaireront les murs, offrant une toile de fond aux activités scéniques. Malgré sa taille, l’installation semble légère grâce à la combinaison translucide des panneaux et au système d’échafaudage en métal et en bois.
Co-organisé par : l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID), le ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération (MAUC), l’ambassade d’Espagne en Belgique. Avec la collaboration de la Direction générale du patrimoine culturel et des beaux-arts (ministère de la Culture) et le soutien de Interparking Bruxelles.